Jeune et Déprimé

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11 mars 2010

Gods,SA : Le paradis clé en main

Voila j'inaugure cette nouvelle section où je mettrais (j'espère régulièrement) les chapitres de l'histoire que je suis en train d'écrire.

Donc , let's go

Prologue : Un Jour sans fin …..



Saint Charles-Hubert de la Mirantiére Ombrageuse et Honorée , s’emmerdait comme seul un saint mort depuis quatre siècles de la façon la plus ridicule qui soit ( il avait glissé sur le savon mouillé lors de son bain annuel) et oublié de tous même des historiens les plus expérimentés pouvait s’emmerder .Bref il se faisait profondément chier.

Il faut dire que la vie qu’il menait au Paradis et plus particulièrement à son travail au Bureau des Révisions des Décisions Arbitraires Concernant la Damnation Eternelle et Dépendant Directement Du Troisième Bureau des Petits Sous-chefs Délégués aux Grand Patrons, dans La Gods,SA ( faisons de la mort le plus beau moment de votre vie ), ne lui plaisait pas , en même temps , seulement cinq personnes étrangères au service était entrées dans le BRDACDEDDDTBPSDGP , dont une par erreur, au cours de ces quatre cents dernières années et il s’ennuyait constamment , comme tout ses collèges . Même le Service Comptable avait une meilleure ambiance. Le Bureau n’était là que pour donner une occupation de façade aux décédés encombrants et Charles-Hubert en faisait partie.

Il soupira et se replongea dans la lecture de « Merveillasieuse et Fantastibulause façon de trouvasionner une methodation pour faire passasioner le temps » qu’il lisait pour la sept mille trois cents cinquième fois depuis le début de l’année ; et l’on était qu’en Mars .La page qu’il lisait lui conseiller de : « Trouvassioner une occupasasion pour comblasionner vos horairations du Travaillasionnage , comme de jouasser d’une instrumentationnage du musique » .Il poussa un nouveau soupir , plus long et se décida a rentrer au bureau.
Pour ce qu’ils ont besoins de moi de toute façon.... enfin je pourrais toujours faire la sieste.
Il y arriva en à peine dix minutes, et traversant les bureaux et répondant d’un coup de tête aux bonjours, il arriva jusqu’au sien, ferma la porte et se mit à somnoler dans son fauteuil tout en regardant les dernières nouvelles arrivées sous formes de rapports sur son bureau. Puis décidant qu’il en avait marre se mit à calculer mentalement depuis combien de temps il était ici.
Si je compte bien ça fera quatre-cents vingt ans, non quatre cents vingt trois, ou peut-être quatre cent vingt deux. Bon on est en quelle année déjà, alors * il jeta un coup d’œil au calendrier affiché au mur * 1988, le 8 octobre, je suis mort en 1571 le 15 septembre donc ça fait …ça fait …*il prit un crayon et commença un calcul* quatre-cents dix-sept ! Ah, tiens je n’aurais pas cru.

Il n’avait pas remarqué que pendant qu’il faisait son petit calcul un homme s’approchais de lui un pistolet a la main, celui-ci tira en l’air juste à coté de son oreille.
-« AH ! MAIS QU’EST-CE QUE …
-AHAHAHAH, tu devrais voir ta tête mon vieux, c’est vraiment excellent.
-Jedhedia, t’es vraiment qu’un gamin
-Tu sais très bien que j’ai horreur de ce nom espèce d’aristo
-Tu t’es vu nom mais ho, sale fermier ?
Et ils se tombèrent dans les bras
-Ca fait plaisir de te voir Jed, mais t’aurais pu passer plus tôt ça fait au moins deux ans qu’on s’est pas vu.
-Je suis désolé mais depuis ma mutation d’ici au Service des Informations j’ai plus un instant.
-Te fous pas de moi.
-Mais si j’te jure ! Des fois j’en viendrais presque à regretter ce Service. Presque …» ajouta t-il dans un sourire

Le dénommé Jed était habillé dans la plus pur tradition du Far-West , il n’y manquai rien ni la chemise a carreaux, ni le foulard , ni les bottes , ni le chapeau , ni même les colts , qui depuis qu’il était mort se rechargeait d’eux même (pour le plus grand déplaisir de ses collèges), rien d’étonnant a cela car il était mort dans un duel pour séduire une belle en juin 1873. Il contrastait avec Charles-Hubert qui lui changeait de vêtements en fonction de ce que mettaient les vivants et portait donc un jean tee-shirt, basket ainsi que de grosses lunettes noires. Les deux amis s’étaient rencontrés à ce même bureau en 1875, une rencontre purement fortuite, qui les avait conduits à une grande amitié.
C’était grâce a Jed que Charles-Hubert avait appris à lire l’anglais et le français (le nouveau français comme l’appelait Charles-Hubert) et qu’il se tenait ainsi au courant de la mode grâce aux journaux et magasines qui parvenaient jusqu’ici.

-« Alors que me vaut l’honneur de ta visite monsieur le non-désintéressé
-Quoi, tu ose douter que je vienne ici, simplement par amitié ?
-C’est a peu de choses prés ça, oui. Répondit-il dans un sourire
-Ben, je vais t’annoncer deux choses : Primo, t’as tord, je suis venu ici pour t’annoncer un truc qui devrait t’intéresser et cela en tant qu’ami et Deuxio, voila la nouvelle en question ».
Il déplia sur la table un prospectus écrit en angélique, la langue administrative du Paradis (Une langue que l’on ne peut comprendre que si l’on est mort au moins une fois).
-« Grosse quinzaine commerciale, foire aux vêtements …. C’est pour ça que tu viens ici ?
-Mais non espèce de noble ramolli du bulbe, l’annonce en dessous.
-« Venez participer a notre programme de collecte d’information, Seconde Vie », Et ?
-Et ? C’est tout ce que tu trouve à dire, et ! Mais rend-toi un peu compte, c’est un occaz en or pour toi. Tu peux retourner sur Terre. »

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Huit mois et deux semaines plus tard le 27 juin 1989, naissait Antoine Beauprés, un beau bébé prématuré de 2.8 kilo (NDA : un très gros prématuré selon les dires des médecins) qui brailla quand il inspira sa première bouffée d’air, une naissance qui n’aurait pas fait grand-bruit si les parents n’étaient pas tout deux stériles. « Un véritable miracle » selon les médecins qui n’étaient pas loin de la vérité.

 

Posté par DarkWC à 09:31 - histoire en tranches - Commentaires [0] - Permalien [#]
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